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Intention de réalisation

TEL-JEUNES Campagne de dons annuelle

Trois histoires : l'intimidation, la violence dans le couple, les tensions familiales. Trois capsules de 30 à 45 secondes, pensées comme les chapitres d'un même récit de près de deux minutes. Et au bout de chacune, une voix qui répond.

Une vision par
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Ce que le silence ne dit pas.

La détresse s'installe rarement en un seul instant. Elle prend forme dans une accumulation de petits gestes, de silences, de regards qui, isolément, semblent anodins, mais qui finissent par devenir insoutenables. Trois histoires racontent cette même réalité sous trois angles. Peu de mots : on ressent plutôt qu'on explique. Puis un numéro composé. Et une voix répond.

L'objectif n'est pas de raconter trois drames, mais de montrer une même réalité sous différents angles. On ne filme pas la détresse : on filme le passage, ce moment précis où quelqu'un cesse d'être seul.

01

Histoire I · L'intimidation

L'autobus. derrière la façade

Chaque matin, le même autobus scolaire. Une allure un peu rebelle, une chaîne au cou, une attitude qui semble dire qu'il n'a besoin de personne. Derrière la façade, son regard trahit une grande vulnérabilité. Les regards deviennent des provocations, l'humiliation s'installe. Jusqu'à ce qu'une petite carte, glissée par le chauffeur, change tout.

Ado de profil sur fond de ciel bleu, casque au cou
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Une façade de dur. Un regard qui trahit tout le reste.

Ado dans une cour d'école déserte
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L'humiliation s'installe, sous les yeux de ceux qui détournent le regard.

Ado au chandail bleu, regard baissé, dans une classe
03 / 05

Les marques qu'on voit. Celles qu'on ne voit pas.

Ado de dos dans une chambre lumineuse
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Le bruit du monde dehors, le vide en dedans.

Ado de profil dans une voiture au crépuscule
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Au bout de ses forces, il cherche un briquet. Il tombe sur la carte.

02

Histoire II · La violence dans le couple

Comme avant. l'amour qui se referme

Ils sont jeunes, amoureux, inséparables. Puis, presque imperceptiblement, quelque chose change : un regard impatient, une remarque, un passage bloqué, un poing contre le mur. Chaque scène dure à peine quelques secondes, mais l'intensité monte. Ce qui faisait rire autrefois devient une source de peur.

Pieds en chaussettes de deux amoureux devant une fenêtre
02.1

Au début : la complicité, les rires, un petit jeu qui n'appartient qu'à eux.

Pieds dépassant du hayon d'une voiture sous un saule
02.2

On croit assister au début d'une belle histoire.

Jeune couple dans une chambre, moment de bascule
02.3

Elle recrée leur moment complice, espérant revoir son sourire. Il la repousse.

Mains dans la pénombre bleue d'une chambre
02.4

Seule, incapable de retenir ses larmes, elle réalise qu'elle ne peut plus porter ce poids.

Ligne ouverte · 24/7

L'appel. une voix, même dans le silence

La résolution commune des trois histoires, et la seule voix qu'on entend du film : « Allô... je vous écoute. » La conversation peut rester à sens unique : même trop angoissé pour parler, le jeune n'est plus seul. La voix reste, douce, chaleureuse, rassurante. Puis écran noir : il existe toujours quelqu'un pour écouter. Faites le premier pas.

Homme au téléphone la nuit, éclairé par une lampe chaude
Une lampe, un téléphone, quelqu'un qui décroche.
Très gros plan d'une jeune femme au téléphone, les yeux pleins d'eau
« Allô... je vous écoute. » Même sans un mot, la voix reste.

Comment on filme ça.

01

Gradation

Chaque histoire commence dans le banal. Un geste normal, presque anodin, se transforme par paliers en situation de violence ou de contrôle. Jamais d'effet de choc : c'est la progression qui rend la chose insoutenable, et reconnaissable.

Du banal au gravePar paliersSans effets
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Accumulation et répétition

La performance est réduite à l'essentiel : gestes, regards, petits instants significatifs. Un ton calme, presque contemplatif, où les silences matérialisent l'émotion. On comprend que ça s'accumule depuis des mois, parfois des années.

Gestes et regardsSilences signifiantsLe temps qui pèse
03

Cinématographie

Les codes du court-métrage narratif plutôt que du message publicitaire court et agressif. Des plans larges et respirés qui installent les personnages dans leur environnement, des plans serrés pour l'intimité, une lumière douce de lever ou de crépuscule. La caméra laisse respirer l'espace.

Court-métragePlans contemplatifsLever / crépuscule
04

La voix à sens unique

Presque pas de dialogue : les images, les gestes et les non-dits racontent l'essentiel. La seule voix du film est celle qui répond. Et même quand le jeune est trop angoissé pour parler, elle reste présente, rassurante et chaleureuse. C'est le principe qui ferme chaque capsule.

Peu de dialogueRessentir, pas expliquerLa voix qui reste

Trois histoires, un seul film.

Chaque histoire vit seule en capsule de 30 à 45 secondes. Entrecoupées au montage, elles composent un film de près de deux minutes où les émotions se répondent : une porte qui se ferme, un regard qui s'abaisse, une main qui hésite. Les trois récits partagent la même courbe dramatique.

Acte 01
La normalité

Des gestes anodins, une complicité, un quotidien reconnaissable. Un autobus scolaire, un couple qui rit, une chambre-atelier. On croit assister au début d'une belle histoire.

Acte 02
La gradation

L'accumulation et la répétition : des moqueries, une remarque, une pression qui monte. Isolément, tout semble anodin. Ensemble, ça devient insoutenable.

Acte 03
La rupture

Le point de bascule, différent pour chacun : une carte trouvée au fond d'une poche, une valise refermée de force, des dessins arrachés du mur. Le silence qui suit est plus lourd que les cris.

Finale
La voix

On compose le numéro. Dans le silence, une voix chaleureuse : « Allô... je vous écoute. » Écran noir. Il existe toujours quelqu'un pour écouter. Faites le premier pas.

« Presque pas de dialogue. Le réel d'abord : une respiration, le bruit de la circulation, une porte qui claque. La seule voix qu'on comprend, c'est celle qui répond à la toute fin. »

Mix sobre, silences signifiants. « Allô... je vous écoute » devient la signature sonore des trois capsules et du film.

Nos valeurs

Transparence
Agilité
L'humain

Qui nous sommes.

Équipe KOLOC Studio

Koloc, c'est un lieu où les idées prennent leur temps. Où on observe, on échange, on teste, on recommence. On croit à la force du collectif, aux différences qui s'additionnent, et à l'importance de créer dans un climat sain, ouvert et sincère. La culture, chez nous, ce n'est pas un mot accroché au mur : c'est ce qu'on vit au quotidien, sur les plateaux comme au bureau.

Créer avec intention. Travailler avec des humains. Et aimer profondément ce qu'on fait.

Alexandre Hallé
Alexandre Hallé
Directeur photo / Associé
Kym Lapointe
Kym Lapointe
Directrice de production
Thomas M. Cyr
Thomas M. Cyr
Monteur / Éclairagiste
Dominic Renzetti
Dominic Renzetti
Réalisateur / Associé
Jean-Vital Joliat
Jean-Vital Joliat
Réalisateur
Stefan Szary
Stefan Szary
Réalisateur

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